La mauvaise gouvernance et la corruption en Afrique

Avatar Par Konate Sery Borya, Activiste panafricaniste

La mauvaise gouvernance et la corruption sont deux fléaux qui nuisent à l’émergence de l’Afrique sur le plan économique, politique et social. Qu’est-ce que la mauvaise gouvernance ? Qu’es ce que la corruption ? Comment ces deux fléaux évoluent ils ? Et comment y remédier ? Voila les grandes questions auxquelles nous sommes appelés à en débattre avec toute la jeunesse africaine qui se trouve être la première victime dans un système ou ceux sont ces deux fléaux qui dominent.

Pour définir la mauvaise gouvernance il faut noter que cette expression renvoie à beaucoup de domaines, par exemple la mauvaise gouvernance peut toucher le fonctionnement de l’appareil étatique dans son volet économique (non prélèvement régulier des impôts et taxes, et non utilisation de ces revenus dans des projets de développent, mauvais contrôle de l’État sur les marchés, non régularisation de la concurrence des marchés et mauvais investissements dans les secteurs visant la satisfaction des besoins fondamentaux des populations pauvres), mais aussi dans son volet politique (aucune garantie pour la liberté d’expression, non respect des droits des partis d’oppositions, le partage des postes en fonction du mérite et de la compétence est une chose qui n’est pas d’actualité, le respect des lois que le peuple s’est fixé n’est pas garantie, création des conditions d’une bonne alternance aussi pas garantie, respect du libre jeu de la démocratie, l’organisation d’élections libres et transparentes non plus…) et en fin dans son volet social (création d’école avec le matériel nécessaire et des enseignants qualifiés, garantie des soins médicaux aux citoyens, sensibilisation des populations sur les problèmes de la vie en société, développement des secteurs éducatifs ,sportifs et culturelles ne pas garanties lorsqu’il y a mauvaise gouvernance).

Quand à la corruption qui se définit aussi sur plusieurs volets c’est d’abord le fait d’accepter un bien illicite pour favoriser quelqu’un au détriment d’un autre ,c’est aussi un incitation a agir dans le faux et pour le faux.
La corruption c’est aussi l’utilisation abusive d’un pouvoir reçu par délégation à des fins privées comme l’enrichissement personnel ou d’un tiers (famille, ami…). Elle consiste, pour un agent public, un élu, un médecin, un arbitre sportif, un salarié d’entreprise privée…, de s’abstenir de faire, de faciliter quelque chose, du fait de sa fonction, en échange d’une promesse, d’un cadeau, d’une somme d’argent, …il faut aussi distinguer les deux formes de corruptions, l’une est passive (le corrompu) et l’autre est active (le corrupteur).

L’évolution de ces deux facteurs de sous développement s’observe surtout au niveau de l’appareil de l’Etat (dans les administrations, entreprises publique, ..) et au niveau du secteur privé ou cela est de plus en plus inquiétant pour la jeunesse africaine. Ceux sont des agents de l’Etat dans l’exercice d’un service public qui favorisent très souvent cette corruption qui entraîne la mauvaise gouvernance. Et ces deux fléaux prennent de plus en plus de l’ampleur en Afrique car les autorités étant impliquées aussi engagent peu d’action pour lutter contre cela. Et plus grave c’est que même certains secteurs sensibles comme la justice sont atteint .

Le coupable est celui qui circule librement et l’innocent est celui qui est en prison, le voleur de poule passe sa vie en prison et le ministre ou président voleur des biens du peuple et qui a trahi la nation fini sa vie dans son château.

Ces deux facteurs sont pour l’essentiel responsables des inégalités, des injustices et des frustrations de nos populations. Ils évoluent comme une maladie qui gagne tout le corps d’un malade, plus on ne fait rien plus ces maux tuent la société africaine, de telle sorte que chacun se dit contraint de corrompre pour aussi avoir satisfaction. Les policiers dans la circulation ne veillent plus a la sécurité des usagers mais a la sécurité de leur poches, les commerçants préfèrent mettre les sous dans la poche du douanier que dans les caisses de l’Etat, pour une simple signature il faut débourser beaucoup d’argent,…et face a tout cela le pauvre qui n’a même pas de quoi corrompre se résume a son triste sort car les conséquences se font toujours ressentir dans l’économie générale de l’Etat qui manque de fonds pour lutter contre la pauvreté du fait de ces mauvaises pratiques.

Pour remédier d’abord à la mauvaise gouvernance le peuple doit apprendre à sanctionner ses leaders politiques par « un vote sanction », le peuple doit sortir manifester contre toutes les politiques politiciennes menées par les gouvernements. Il faudrait qu’ils sentent une menace pour changer les choses, on doit se doter d’un mécanisme de contrôle de l’action gouvernementale autre que celui du parlement car au parlement c’est toujours la même majorité entre gouvernement et l’Assemblée nationale et de ce fait les élus d’un même parti politique ne sanctionneront jamais leurs camarades au gouvernement, c’est ce qu’on appelle souvent la dictature

Il faudrait aussi que le peuple exige de ses autorités un code de bonne gouvernance contrôlé par les acteurs de la société civil, par des associations autonomes et des institutions internationales. Ensuite pour lutter contre la corruption, au niveau des autorités il faut renforcer les mesures de sanction contre le corrompu et le corrupteur, donner les moyens matériels et financiers nécessaires aux agent du pouvoir exécutif, législatif, et judiciaire de telle sorte qu’ils ne soient pas corruptibles pour de l’argent, sensibiliser les populations sur ces mauvaises pratiques qui nuisent à la société, mettre en place un mécanisme de dénonciation de tous cas de corruption ou tentative de corruption. Et au niveau des populations africaines c’est de ne plus s’adonner a cette pratique, c’est suivre et dénoncer à son niveau les cas de corruption, que chaque jeune en discute avec ses amis, que chaque père de famille en discute aussi avec sa famille, que chaque chef de tribu, province,…en discute avec ses populations, c’est de cette façon l’on pourra en fin éradiquer ce fléaux et cela dans l’intérêt de toutes les populations africaines.

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