A LA LOUPE : La gouvernance à la mode TOUADERA, crucifiée à l’ONU

Ce qui bruissait discrètement depuis des mois dans les couloirs des Nations Unies sur les défaillances criardes du régime de Faustin TOUADERA a fini par se dévoiler au grand jour.

Un cadeau d’anniversaire « boule puante » pour un président fêtant ses deux ans à la tête du Centrafrique. Les diplomates onusiens le trouvent, lui et son gouvernement,  tout simplement  incompétents.
Et là, il ne s’agit plus de rumeurs, de propos confiés sous anonymat par des diplomates, et colportés par forcément des media malfaisants, mais des aveux comme on dit en RCA, « Vi, ngä, polélé » au grand jour.

TOUADERA N’A JAMAIS EU LA COTE

Jeudi dernier, lors de la session spéciale du Conseil de Sécurité à New York, c’est l’ambassadeur marocain Omar HILALE, le président de la formation République Centrafricaine de la Commission pour la consolidation de la paix qui massacre TOUADERA and co :

« Manque de coordination entre les principaux ministères, absence d’un gouvernement digne de ce nom. »

La messe est dite.
Mais d’en rajouter une couche, en expliquant que la faillite de la table ronde de Bruxelles s’expliquait de cette manière. Les potentiels bailleurs de fonds n’ont pas eu confiance à un pouvoir centrafricain fantôme.

Pour le Pérou, il est question “d’évolution politique modeste”, tandis que la Côte d’ivoire de dénoncer la complicité du gouvernement centrafricain avec des chefs rebelles, en n’appliquant pas les mesures de sanctions contre ces individus, en continuant à verser des émoluments à des criminels de guerre, comme Eugène Barret Ngaïkossé, ancien capitaine des Forces armées centrafricaines (FACA) et membre du groupe anti-balaka ou Alfred Yekatom également chef Anti-Balaka, et même élu député, en dépit des  sanctions de l’ONU  à leur égard.

Une affaire soufflée au Conseil de Sécurité par le Tchad, en bonne copine.

Et le « bashing sanglant » s’est conclu par l’ambassadeur de la Bolivie qui martelait que c’est sous l’actuel régime, que la RCA connaît le pire de son histoire. Chiffres à l’appui : « Le nombre de personnes déplacées internes a augmenté de 70% en 2017. Ce chiffre atteint maintenant 1.2 million de personnes. Un des chiffres les plus élevés jamais atteint dans l’histoire de la république Centrafricaine. »

Tous ces constats des diplomates ne viennent que corroborer ce qui se disait en local par la MINUSCA des semaines et des mois avant : “Il n’y a pas d’Etat” déclarait Onanga-Anyanga, ou le porte parole Vladimir Monteiro : “L’Etat est faible”.

Souleymane N’DIAYE

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